Mikama - Sep 21, 2017

Ny Aina Rahaga dans Madagascar Tribune




Juan de Nova

Brutalités de militaires français dénoncées par une association de pêcheurs

L’association « Mpanarato miray Ambalambalamanga » a déposé une plainte au parquet auprès du procureur de la République du tribunal de première instance de Mahajanga, le 18 septembre dernier, suite à des faits réalisés par des militaires français sur des marins pêcheurs malgaches. « Non-assistance à des pêcheurs en danger, coups et blessures volontaires, violence et voies de fait, tortures et meurtres avec préméditation », tels ont été les motifs de la plainte déposée par l’association. Selon les informations reçues de l’association, ces militaires français, responsables de la garde de l’île Juan de Nova, ont jeté en plein mer, les GPS, les nourritures et même les moteurs des boutres de ces pêcheurs, alors qu’ils étaient à un peu plus de 75 km des côtes de Maintirano ou encore à plus de 100km de la plage d’Ambalambalamanga. Plusieurs d’entre ces pêcheurs ont par la suite péri en mer.
Faut-il rappeler que ce n’est pas la première fois que des militaires français interpellent ainsi des pêcheurs malgaches qui s’approchent de Juan de Nova. Les premiers cas de brutalités de la marine française face à des pêcheurs malgaches remontent au 29 mars 2014 et ne cessent depuis. Le 25 février 2017 dernier, le patrouilleur de la marine française « Le Malin » se trouvait à proximité de Juan de Nova. Selon sa situation géographique, cette île qui fait partie des iles éparses située dans le Canal du Mozambique à environ 150 km des côtes Ouest de Madagascar devrait appartenir à la Grande île. Pour le moment, Juan de Nova est l’une des îles éparses gérée aujourd’hui par l’administration des TAAF (Terres australes et antarctiques françaises).
Selon un article de presse français, lors de cette patrouille, 9 pirogues et près de 90 kg d’holothuries ou concombre de mer ainsi qu’une grande quantité de matériel de pêche ont fait l’objet d’une saisie par le directeur de la mer Sud océan Indien après consultation du parquet de Saint-Denis et confirmation par le juge des libertés et de la détention. A se demander comment se fait-il que le parquet de Saint-Denis soit compétent en la matière. Le fait est que les « négociations » sont encore en cours entre la Grande île et la France, et que d’autre part, les pêcheurs se trouvaient dans les eaux territoriales malgaches. Aussi, les militaires français, investis de quelques missions que ce soit ne devaient point agir de la sorte.
En ce qui concerne les îles éparses dont Juan de Nova, les échos de l’intervention du président de la République malgache à la tribune des Nations Unies qui devait se tenir hier sont très attendus, si pour sa part, le président français Macron a passé le sujet sous silence. Après un tel « incident », l’opinion se demande alors sur la position que va adopter le gouvernement malgache face à la situation.


Dans Clicanoo - Sep 21 2017
Une importante opération de contrôle des pêches a été réalisée fin février à Juan de Nova. Elle a permis de procéder à la saisie de neuf embarcations de pêche. Le 25 février 2017, le patrouilleur de la Marine nationale Le Malin se trouve dans la zone économique exclusive de Juan de Nova. Située dans le Canal du Mozambique à environ 150 km des côtes ouest de Madagascar. Juan de Nova est l'une des îles éparses gérée aujourd'hui par l'administration des TAAF. Sa superficie est de 5 km². C'est une île en croissant qui mesure 6 km d'une pointe à l'autre, pour une largeur de 1 600 mètres. (..) Au total, 9 pirogues, près de 90 kg d'holothuries (concombre de mer) ainsi qu'une grande quantité de matériel de pêche font l'objet d'une saisie par le directeur de la mer Sud océan Indien après consultation du parquet de Saint-Denis et confirmation par le juge des libertés et de la détention.


Dans FA.GE.RS - MAR 9, 2017
« Le 25 février 2017, le patrouilleur de la Marine nationale Le Malin se trouvant en ZEE de Juan de Nova, a engagé une opération de contrôle des pêches sous la direction opérationnelle du Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) de La Réunion.Au total, 9 pirogues, près de 90 kg d’holothuries (concombre de mer) ainsi qu’une grande quantité de matériel de pêche ont fait l’objet d’une saisie par le directeur de la mer Sud océan Indien après consultation du parquet de Saint-Denis et confirmat


Dans IMAZ Press - Apr 15, 2016
Ce lundi 4 avril 2016, une opération de contrôle des pêches a été réalisée sur le lagon de l'île de Juan de Nova, située dans le canal du Mozambique. 187 pêcheurs ont été contrôlés et une grande quantité de matériel de pêche a été saisie. "Une opération de contrôle des pêches a eu lieu le lundi 4 avril dernier sur la barrière de corail du lagon de Juan De Nova. 3 bateaux mères, 1 skiff ainsi que 48 pirogues en provenance de Madagascar se trouvaient en action de pêche illégale d’holothuries (concombres de mer). Au total, 187 pêcheurs ont été contrôlés. (..)  Au total, 1,5 tonne d’holothuries, 3 tonnes de sel (pour la conservation) ainsi qu’une grande quantité de matériel de pêche comprenant des bouteilles de plongée, des harpons, des équipements subaquatiques et deux pirogues, ont fait l’objet d’une saisie par le directeur de la mer sud océan Indien après consultation du Parquet de Saint-Denis et sur autorisation du juge des libertés et de la détention.

Mikama - Sep 20, 2017

Dans Relief Web
Commission Urgence Grand Sud de Madagascar - Plan de réponse stratégique à la sècheresse prolongée (2016 - 2017)
Le Grand Sud de Madagascar est habité de 1,8 millions d’habitants, c’est une zone aride qui ne reçoit qu’une moyenne annuelle de 500 mm de pluies. Le taux de pauvreté y atteint jusqu’à 90%, c’est le plus élevé du pays ; le taux de malnutrition chronique chez les enfants moins de 5 ans se situe entre 32% à 40%, et le taux moyen d’insécurité alimentaire chronique est également parmi les plus élevés du pays. (..) Initialement, le nombre de personnes les plus affectées et nécessitant une assistance humanitaire immédiate était estimé à 200.000, dont 40.000 enfants moins de 5 ans, ce qui correspondait à un besoin de financement de 8,01 millions de dollars Américains ($EU). Les évaluations approfondies réalisées quelques mois après ont montré le besoin d’assister 579.000 personnes en situation d’insécurité alimentaire sévère, et un taux de malnutrition aigüe sévère variant entre 2,0% et 3,4% en avril 2015. Les réponses par rapport aux besoins initiaux de 200.000 personnes avaient démarré avec un montant total de 6,5 millions de $EU, et avait permis d’améliorer la situation de l’insécurité alimentaire entre avril et octobre 2015. Ainsi, le nombre de personnes en insécurité alimentaire sévère avait été réduit à 390.000 et le taux de malnutrition aigüe sévère contenu entre 0,4% à 1,6%.

Dans Relief Web
PERIOD October 2016 – May 2017
1.63 million total population (Grand Sud)
0.85 million estimate of the number of people requiring humanitarian assistance
Main categories of people in need:
0.85 million people in food insecurity
0.33 million in emergency phase (IPC 4)
0.52 million in crisis phase (IPC 3)
0.11 million children in global acute malnutrition
0.01 million in severe acute malnutrition
0.01 million in moderate acute malnutrition
Source: Multisectoral assessment, July/August 2016, IPC October 2016 $115.3 million

Mikama - Sep 19, 2017

R.Edmond dans Midi Madagasikara
 Nous n’avons pas encore eu la possibilité de verser la part des ristournes minières qui doit revenir aux collectivités locales affectées par le projet. La loi prévoit en effet que 60% des ristournes doivent aller aux collectivités locales. Néanmoins, il faut un décret qui définit quelles sont les collectivités qui vont bénéficier de ces ristournes et ce que sera la part de chacune pour chaque exploitation minière. (..) Sinon, Ambatovy s’acquitte normalement des autres taxes, impôts et autres droits prévus par les lois et réglementations en vigueur. A titre indicatif, la compagnie a versé environ 20,5 millions de dollars en 2016 au titre de ces diverses taxes et impôts à l’Etat Malagasy. (..) outre la création de plus de 7 000 emplois stables, Ambatovy a acheté depuis le début de ses activités plus de 3,3 milliards de dollars de biens et services à Madagascar, contribuant de manière extrêmement importante à l’économie du pays... Grâce à notre politique d’achat local et d’emploi local pour maximiser nos impacts sur l’économie du pays, nous continuons à dépenser autour de 1 million de dollars par jour dans l’économie nationale.Sur un autre point, le nickel est devenu le premier produit d’exportation de Madagascar, le plus grand pourvoyeur de devises étrangères, dépassant de loin les produits traditionnels. Les exportations d’Ambatovy, nickel et cobalt combinés, représentent plus de 30% des recettes d’exportation de Madagascar. Ambatovy est bien un des contributeurs économiques les plus importants à Madagascar...

Dans African Intelligence
Actionnaire à 40% de la mine de nickel d'Ambatovy, Sherritt International tente depuis de longs mois de renégocier son accord de participation financière. L'objectif est de réduire son exposition à présent que l'exploitation tourne à 80% de sa capacité et génère des revenus substantiels. Dans le cadre de l'arrangement actuel, Sherritt reverse 70% des revenus tirés de sa participation pour rembourser la dette de 1,6 milliard de dollars d'Ambatovy. Or, du fait du plongeon du cours du nickel, Sherritt a enregistré pour l'exercice 2015 une dépréciation d'actif de 1,6 milliard $ sur l'exploitation. Pour préserver son bilan, la société cherche donc à définir un nouvel arrangement avec ses partenaires Sumitomo Corp et Korea Resources Corp (Kores). Aussi n'a-t-elle pas honoré le dernier appel de fonds, en janvier, pour lequel elle aurait dû verser 20 millions $. Ses partenaires, qui ont contribué à hauteur de 50 millions $ en tout, ne considèrent pour l'instant pas Sherritt comme ayant fait défaut.
(...)
Le gouvernement semble ainsi s'éloigner de la Nouvelle Politique de l'énergie (NPE) qu'il avait élaborée en 2015, selon laquelle les nouvelles centrales devront produire de l'électricité provenant à 75 % de l'hydroélectricité, 5 % de l'éolien, 5 % du solaire et 15 % du thermique. En limitant les centrales thermiques, dont le coût est plus élevé que celui de l'électricité issue des énergies propres, l'objectif était notamment de renflouer les caisses de la Jirama, l'opérateur électrique national. Or le redressement de cette dernière, en pleine déroute économique, est l'une des conditions fixées par les bailleurs internationaux pour le décaissement de leur aide budgétaire (LOI nº1437), tout comme l'arrêt des contrats passés de gré-à-gré (AEI nº772).




Mikama - Sep 18, 2017

Luis K. dans La Tribune de Diego et du Nord de Madagascar
.. campagne de lutte contre la traite des personnes, dans la région DIANA. Cette initiative s'inscrit dans le cadres de la politique gouvernementale Malagasy, suite à sa ratification de la convention des Nations unies et de son adhésion à l’OIM, l'Organisation internationale de la Migration, L’OIM, créée en 1951, opère à Madagascar depuis 2004. Madagascar quant à lui, après avoir ratifié la convention en 2005, a renforcé en 2015 son arsenal juridique en matière de lutte contre la traite des personnes. Ainsi, le gouvernement de Madagascar a promulgué le 20 Janvier 2015, la loi N°2014-040, relative à la traite des êtres humains. Cette loi autonome et inclusive regroupe toutes les dispositions relatives à la traite. La loi 2014-040 prévoit entre autre des peines allant de 6 mois à 10 ans d’emprisonnement pour les auteurs et complices de la traite d’êtres humains, ainsi que des amendes allant de 500000 d’Ariary à 20 millions d’Ariary. (..) A Madagascar, la traite concerne l’exploitation pour le travail domestique, l'exploitation sexuelle ou encore la servitude pour dette civil. Les auteurs de traites de personne quant à eux ont différents profils, allant de l’individu isolé, mais avec un réseau de distribution, à une bande bien organisée et structurée. Parfois, les auteurs sont des membres de la famille, des connaissances, des propriétaires d’établissements, voire des politiciens et des hauts fonctionnaires corrompus qu'il est difficile de mettre en cause.

Antsa R. dans Midi Madagasikara
20 techniciens malgaches ayant suivi un stage sur le Seikatsu Kaizen au Japon mettent en œuvre leurs plans d’action, pour la promotion de cette approche japonaise à Madagascar. Bien connue par les paysans dans les zones d’intervention de la JICA (Agence japonaise de coopération internationale), l’approche Seikatsu Kaizen a déjà apporté de grands changements dans  l’amélioration de la vie des bénéficiaires, d’après les témoignages. D’après ses promoteurs, cette approche vise le changement de comportement et de mentalité d’une personne, pour qu’elle devienne créative dans la recherche de solutions à tout problème identifié dans sa vie quotidienne et sociale. (..)  Des dizaines de milliers de ménages pratiquent déjà l’approche Seikatsu Kaizen dans les 4 régions d’interventions.  Certes, cela a éveillé la créativité des paysans qui ont trouvé divers innovations. Parmi les plus impressionnantes, on peut citer le fameux rice-cooker fonctionnant à l’énergie solaire, et bricolé, rien qu’avec du carton et des emballages de biscuits. Le charbon bozaka, le foyer amélioré Kamado, etc. sont également bien connus par les paysans dans les zones d’intervention.

José Belalahy dans Midi Madagasikara
Effectuée le 11 septembre dernier la signature de l’accord consiste en un appui technique de la part de l’Union Européenne à l’UNICEF. L’UE va prodiguer son expertise et ses moyens d’investigation en matière d’exploitation d’imagerie satellitaire. Ce qui devrait se faire par l’intermédiaire de son centre Commun de Recherche (Joint Research Center-JRC) afin d’améliorer la méthodologie de recherche des ressources en eau en complément aux études hydrogéologiques et géophysiques conventionnelles déjà menées sur le terrain. La part de l’Unicef quant à elle consiste en la gestion globale du programme d’étude.

Arh. dans NewsMada
Durant trois ans, de 2015 et 2017, les communautés de Melaky, dans le paysage de Manambolo Tsiribihina, ont restauré au total 140 hectares de mangroves dégradées. Ces hommes et ces femmes ont planté plus de 760.000 propagules, des petites pousses de mangroves, dans les forêts qu’ils gèrent au niveau local. Nous avons choisi de replanter des palétuviers jaunes (Ceriops tagal) et rouges (Rhizophora mucronata) avec les communautés...

Dans La Gazette de la Grande Ile
... le Groupe de la Banque africaine de développement a entrepris, dans le pays, d’importants travaux de réhabilitation sur plus de 600 km de canaux. Il a fourni des équipements et un réseau de drainage en vue de construire un nouveau système d’irrigation pour les riziculteurs. Dans ce cadre, il a également contribué à procurer 5 000 titres de propriété individuels à des agriculteurs, incitation importante pour qu’ils fassent bon usage de ce système d’irrigation. Cet investissement a été transformateur : la superficie de la zone de culture a été multipliée par quatre pour atteindre 5 000 hectares et les rendements sont passés de 2,5 à 6 tonnes par hectare, certains agriculteurs produisant même jusqu’à 8 tonnes par hectare. Plus de 245 agriculteurs sont devenus des entrepreneurs prospères.

Mikama - Sep 15, 2017

Ny Aina Rahaga dans Madagascar Tribune
A titre d’information, le pays produit actuellement 356 Mw (hydro) et 150 Mw (thermique) pour desservir plus de 24 millions de personnes. La consommation annuelle de l’électricité par habitant est estimée à 48.53 kWh, moins d’un tiers de la moyenne pour les pays de l’Afrique subsaharienne à l’exclusion de l’Afrique du Sud. (..) bien que Madagascar soit doté l’abondance de ressources naturelles et puisse générer 7.800 mégawatts (MW) de l’énergie électrique par des ressources en eau, actuellement, seulement une part infime sont utilisés – c’est la dernière information de la Vue d’Ensemble du Secteur Énergétique du Madagascar.

Lova Rafidiarisoa dans L'Express de Madagascar
L’électrification rurale en marche. L’agence américaine pour le commerce et le développement (USTDA) a signé, hier, une subvention à la société Henri Fraise Fils et Cie pour le développement et la mise en œuvre d’un projet de micro- réseaux de distribution électrique à Madagascar. Cette enveloppe, d’un montant de 804 000 dollars, servira à l’étude technique et économique du projet d’implantation d’unités de production photovoltaïque (PV), alimentant un micro-réseau de distribution, avec une technologie intégrée de stockage sur batterie pour 100 villages et pour un site pilote à Belobaka. Cet effort soutient le projet Power Africa, destiné à augmenter le taux d’accès à l’énergie en Afrique subsaharienne. « La mise en œuvre de ce projet nécessite un financement de 63 millions de dollars. Il aboutirait à une production de 10 mégawatt d’énergie solaire, avec un stockage sur des batteries d’une capacité de 88,1 mégawatts/heure. Il permettra à vingt sept mille foyers d’avoir accès à l’énergie

Arh. dans NewsMada
Ce projet d’électrification vise à implanter des unités de production photovoltaïque alimentant un micro-réseau de distribution dans 100 villages répartis dans toute l’île, grâce une technologie intégrée de stockage sur batterie. (..) Le village de Belobaka à Mahajanga II a été choisi pour être le site pilote dans ce projet qui entre dans le programme Power Africa du gouvernement américain, destiné à augmenter l’accès à l’énergie en Afrique subsaharienne. Et sa mise en œuvre aboutirait à la production combinée de 10 MW d’énergie solaire et un stockage sur des batteries d’une capacité de 88,1 MWh, permettant ainsi à 27.600 foyers et entreprises, au bénéfice de 150.000 personnes à Madagascar.

Navalona R. dans Midi Madagasikara
Cette carte de fertilité de la zone pilote sera réalisée d’ici la fin de l’année. Et à part les prélèvements et les analyses des 8 798 échantillons de sols, cette caravane agricole se chargera également de sensibiliser au moins 200 agriculteurs par étape sur les bonnes pratiques agricoles et la fertilisation raisonnée dans ces régions ciblées. Les cultures prioritaires seront le riz, le maïs, le haricot, et la pomme de terre. Cette carte de fertilité de sols servira ainsi d’outil d’aide à la décision pour bâtir une stratégie de développement agricole à Madagascar.