Mikama - October 11, 2013

Domoina Ratsara dans L'Express de Madagascar
« Il y a trop de composantes qui divisent et qui font obstacle à la construction d'une identité nationale », a conclu le Dr Ingo Wallner en répondant aux questions faisant suite à son intervention intitulée « Conscience culturelle et nationale : la construction d'une identité nationale malgache ».
L'analyse de la Constitution malgache, de la communication visuelle, des symboles et des représentations diverses révèle des identités individuelles, un imaginaire segmentaire mais aussi des dissonnances sociales qui font obstacle à l'unité nationale.
La notion d'identité nationale, évoquée par le docteur de l'Université de Münster et ancien consul honoraire de Madagascar en Allemagne, vient remettre en question la thèse de l'unité culturelle à Madagascar. Dans ce travail très documenté, l'auteur évoque le « fihavanana » comme un concept de valeurs universellement valable au niveau culturel et identitaire mais s'avère être en même temps un concept de segmentation sociale qui ne mène pas à la cohésion.

René Cyrille dans NewsMada
De façon quasi unanime la population rurale, qu’elle soit de campagne ou de brousse, ne se satisfait pas du sort que les gouvernants lui réservent. Elle exprimerait sa lassitude en brûlant la terre, une sorte d’appel à l’aide et de révolte. A-t-elle conscience qu’elle s’adonne à une sorte de geste de désespoir puisque ce faisant elle scie la branche qui la nourrit ? Là n’est peut-être plus la question, le lointain avenir ne lui préoccupe plus l’esprit quand le quotidien immédiat ne répond plus à ses besoins.

La Gazette de la Grande-Ile
Le cacao malgache est ainsi classé parmi le meilleur au monde. Avec l’aide d’un bon climat et d’une terre abondante de nutriments, Madagascar regorge de Criollo, qui est la meilleure variété de cacao parmi les trois existantes. On sait que 95% de cette production (incluant l’exportation) provient de la région de DIANA (Nord de l’île).
Le cacao est reconnu comme l’un des aliments les plus riches en flavonoïdes, ce qui lui attribue une capacité antioxydante exceptionnelle. Il procure des bienfaits cardioprotecteurs grâce à une réduction importante de la pression artérielle. Les antioxydants protègent l'organisme contre le cancer, les maladies cardiovasculaires et agiraient même contre le processus de vieillissement.

R.Edmond dans Midi Madagasikara
En début de campagne, les professionnels de la filière girofle s’attendaient à une flambée des prix ; mais finalement la logique du marché l’a emporté. « Le cours du girofle auprès des producteurs est de 16 000 ariary le kilo » nous a confié un exportateur. Et celui-ci de continuer que finalement que l’année dernière, le prix était pratiquement le même. En ce qui concerne la production, elle est estimée à 6 000 tonnes cette année. En somme le marché affiche une stabilité jugée favorable par les professionnels du girofle. (...) Selon les données du ministère du Commerce, la valeur FOB de l'exportation de girofle était de 370,5 milliards Ariary en 2012. Alors qu’elle était de 65,7 milliards Ariary en 2010, et 326 milliards Ariary (163 millions USD) en 2011. La filière girofle fait vivre près de 20 000 planteurs occupant environ 80 000 ha de surfaces cultivables.

Fanjanarivo dans La Gazette de la Grande-Ile
75% du PIB de Madagascar sont dans les mains des Karana d’après des estimations.  Pour preuve, le top 5 de l’immobilier est composé de Karana. Si ces derniers étaient traditionnellement dans le commerce, ils évoluent selon le contexte pour mettre leurs pions dans la quasi-totalité des secteurs juteux dont les télécoms, le textile… Cette part très importante dans l’économie n’est pas le fruit du hasard. Hier au Centre de presse malagasy à Antsakaviro, les organisateurs du Global entrepreneurship week qui se tiendra du 14 au 24 novembre 2013 dans la capitale, estiment que les Karana ont toujours eu des réseaux nettement plus vastes qui vont même au-delà des frontières. Par contre, les Malagasy se limitent souvent aux réseaux familiaux et amicaux. Les institutions et responsables perpétuent cet attachement aux réseaux familiaux et amicaux dans la gestion des ressources humaines, des affaires en général. (...) Le sondage effectué dans le cadre du Global entrepreneurship week auprès de 496 jeunes malagasy, montre toutefois le danger qui guette les jeunes malagasy en entrepreneuriat. Ainsi, le leadership, l’aptitude à diriger, la ténacité et l’endurance font défaut chez eux. Il en est de même pour l’autonomie. Il faut signaler que dans la plupart des cas, les générations nées depuis les années 90 chouchoutées par leurs parents ne sont pas tenaces dans leurs activités. Le « bizna », source d’argent facile mais qui ne rapporte pas toujours, pourrit aussi l’esprit de certains jeunes et ne les incite pas à faire preuve d’endurance dans ce qu’ils font. Le « bizna » est né sous le régime socialiste à la suite du copinage et autres trafics d’influence pour se partager des marchés et commissions entre copains, entre membres du parti… En revanche, les jeunes d’aujourd’hui sont solidaires, ont le sens de la responsabilité et sont aptes à planifier. Ces différents points dont les faiblesses citées ci-dessus font partie des valeurs entrepreneuriales. Ils devraient réorienter les formations dans ce domaine.

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